07.09.2017, 00:01  

Kad Merad en invité vedette à Bienne

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Kad Merad joue les professeurs de violon dans le film de Rachid Hami, «La mélodie».

 07.09.2017, 00:01   Kad Merad en invité vedette à Bienne

Du mercredi 13 (soirée de pré-ouverture) au dimanche 17 septembre, se tiendra la treizième édition du Festival du Film Français d’Helvétie (abrégé FFFH), dont le cœur tricolore bat toujours à Bienne, malgré l’«exportation» de dix-huit projections à Berne.

Très prometteuse,...

Du mercredi 13 (soirée de pré-ouverture) au dimanche 17 septembre, se tiendra la treizième édition du Festival du Film Français d’Helvétie (abrégé FFFH), dont le cœur tricolore bat toujours à Bienne, malgré l’«exportation» de dix-huit projections à Berne.

Très prometteuse, voire exceptionnelle, la sélection 2017 fait la part belle à une nouvelle génération de cinéastes, tout en misant sur quelques valeurs sûres.

Comme à l’accoutumée, elle accueillera aussi maints cinéastes, acteurs et actrices de talent, qui débattront de leurs films avec le public à l’issue des projections.

Comédie en ouverture

C’est ainsi que jeudi soir, en ouverture officielle du festival, la réalisatrice Carine Tardieu («La Tête de maman», «Du vent dans mes mollets») viendra présenter en compagnie de son scénariste Michel Leclerc «Otez-moi d’un doute», comédie dramatique sur la filiation d’une grande sensibilité.

Vendredi en fin d’après-midi, Laurent Cantet (réalisateur de «Entre les murs», Palme d’or à Cannes en 2008), flanqué de son jeune acteur Matthieu Lucci (un futur grand), accompagnera «L’atelier», portrait collectif d’une jeunesse à tâtons à la justesse remarquable, dont Robin Campillo («120 battements par minutes») a coécrit le scénario.

Todeschini dans un thriller

Le soir venu, la cinéaste franco-iranienne Sou Abadi prendra le relais sur le fil du rasoir avec «Cherchez la femme», comédie intrépide sur la radicalisation religieuse.

En nocturne, l’acteur Bruno Todeschini introduira l’étonnant thriller «La propera pell» signé Isaki Lacuesta et Isa Campo, dont il joue l’un des rôles principaux.

Entre drôlerie et émotion

Le samedi 16 septembre va sans doute rester gravé dans les annales du FFFH: en milieu d’après-midi, la réalisatrice Léonor Serraille présentera avec l’actrice Laetitia Dosch (aussi une future grande) son premier long-métrage, «Jeune femme», où la drôlerie le dispute sans cesse à l’émotion (Caméra d’or à Cannes en mai dernier).

Après coup, Kad Merad et le cinéaste Rachid Hami seront de la partie avec «La mélodie» où l’acteur interprète avec une gravité insoupçonnée un prof de violon qui va user de la musique comme un baume à même d’adoucir les inégalités sociales.

Il reviendra à Jean-Pierre Améris («Marie Heurtin», «Une famille à louer»), familier du FFFH, de conclure cette journée combien cinématographique avec «Je vais mieux», tiré du roman de David Foenkinos et projeté en première mondiale!

Sara Forestier de la partie!

Et ce n’est pas fini! Dimanche, la réalisatrice Blandine Lenoir proposera au public biennois «Aurore», une comédie tendrement vacharde sur le retour d’âge. Elle sera suivie par la désormais réalisatrice Sara Forestier. L’inoubliable interprète de «L’esquive» (César du meilleur espoir féminin) et du «Nom des gens» (César de la meilleure actrice) viendra à Bienne pour dévoiler «M», son premier long-métrage, dont elle partage l’affiche avec Redouanne Harjane qui sera aussi à ses côtés. Enfin, en début de soirée, le cinéaste Hubert Charuel et son interprète Swann Arlaud présenteront «Petit paysan», l’un des films événement de la rentrée.

Une excellente sélection qui vaut le déplacement

En Suisse alémanique, le calendrier des sorties diffère de celui prévalant pour la Romandie, surtout en matière de films français qui sont souvent à l’affiche des semaines (parfois même des mois) après leur exploitation sous nos latitudes francophones. Considérée comme alémanique, malgré son bilinguisme, Bienne est soumise à ce planning décalé. Voilà qui explique pourquoi le cinéphile neuchâtelois a déjà pu voir quelques-uns des films projetés la semaine prochaine au FFFH, à l’instar de «L’amant double», «120 battements par minute», ou «Petit paysan».

Il n’en demeure pas moins que la plupart des cinquante-trois longs-métrages dévoilés dans le cadre de cette treizième édition constituent des premières suisses, ce qui témoigne de l’excellence de la sélection. Il existe donc les meilleures raisons du monde pour faire le déplacement à Bienne, histoire de découvrir les dernières œuvres en date de Raymond Depardon («12 jours»), Noémie Lvovsky («Demain et tous les autres jours»), Serge Bozon («Madame Hyde»), Robert Guédiguian («La villa»), Anne Fontaine («Marvin»), pour ne citer que ceux-là!

l+ Bienne et Berne, Festival du film français et d’Helvétie, du 13 au 17 septembre. www.fffh.ch


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