08.09.2017, 00:01  

Une alchimie qui a fait ses preuves

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Ophée Del Coso (à droite), directrice du Casino et de la Grange au Locle, et son adjointe Nathalie Schnegg ont concocté une nouvelle saison truffée de découvertes coups de cœur et de quelques têtes d’affiche alléchantes.

 08.09.2017, 00:01   Une alchimie qui a fait ses preuves

LE LOCLE - Enthousiastes, Ophée del Coso et Nathalie Schnegg parlent de leur saison.

Ophée del Coso aime se démener pour attirer de grosses pointures au Locle. Et tout autant pour y faire scintiller de petites pépites. «J’adore ces deux facettes du métier», jubile la directrice, à l’orée de la nouvelle saison du Casino et de la Grange. Sur un des plateaux de la balance, Patrick Timsit se posera en tête d’affiche. Sur l’autre, «Venise n’est pas en Italie», entre autres exemples, viendra se déposer parmi...

Ophée del Coso aime se démener pour attirer de grosses pointures au Locle. Et tout autant pour y faire scintiller de petites pépites. «J’adore ces deux facettes du métier», jubile la directrice, à l’orée de la nouvelle saison du Casino et de la Grange. Sur un des plateaux de la balance, Patrick Timsit se posera en tête d’affiche. Sur l’autre, «Venise n’est pas en Italie», entre autres exemples, viendra se déposer parmi les perles rares.

Mais on retrouvera également tous les ingrédients qui, jusqu’ici, ont fait le succès la maison, tenue avec son adjointe Nathalie Schnegg. Le souci d’éclectisme, ce panachage de spectacles tout à la fois «accessibles et intelligents». Les coups de cœur, car ce tandem de filles aime entendre battre le leur.

Cette saison pourrait-elle tout de même revendiquer un signe particulier? «Je la vois émaillée de collaborations étroites, de duos, de rencontres fortes entre deux artistes, un artiste et un metteur en scène ou un auteur, même si la finalité sur scène est un solo», concède Ophée del Coso.Sélection.

Tandem musical ô combien complice, Oldelaf et Alain Berthier retracent la trajectoire de Michel Montana, un chanteur imaginaire qui n’a écrit que des tubes sans jamais avoir percé. Et pour cause: il se les est fait piquer! «Ils manient un deuxième degré à mourir de rire. Sous des airs loufoques, leur écriture est très léchée», se réjouissent les programmatrices, heureuses d’ouvrir leur saison en si bonne compagnie, le 21 septembre.

Gros coup de cœur d’Ophée del Coso, le bel Albin de la Simone nourrit le rang des «inconnus célèbres»: complice d’Alain Souchon, Vanessa Paradis ou Vincent Delerm, ce musicien bourré de talent a su tracer son propre sillon. «Il vient au Casino avec un quatuor à cordes pour défendre ce qui, à mes yeux, est son plus bel album».

C’est en fin de saison que Juliette viendra déposer sa poésie mâtinée de dérision sur les portées du Locle, où, en vertu des liens qui se tissent entre un lieu et des artistes, elle est très attendue. «Nous sommes ravies de l’accueillir, car elle collabore étroitement avec François Morel, que nous avons programmé l’an dernier», rappelle le duo.

Une évidence. Ophée del Coso et Nathalie Schnegg ne pouvaient pas, disent-elles, faire l’impasse sur le deuxième spectacle de Chris Esquerre. Bousculant les codes du one-man-show, «Sur rendez-vous» passe des sujets assez universels à la moulinette d’un humour hyperdécalé; absurde à souhait!

Tout aussi absurde, voire plus encore, Monsieur Fraize nage lui aussi à contre-courant. A mille lieues des tchatcheurs intarissables et autres lanceurs de vannes, lui «joue beaucoup sur les silences, les expressions du visage», s’enthousiasme une Nathalie Schnegg totalement conquise.

Digne représentante de l’humour au féminin, Camille Chamoux cultive un «Esprit de contradiction» dont les bobos, les baby-sitters, les agents immobiliers, les terroristes, entre autres, font les frais. «C’est un spectacle d’humour un peu plus classique, mais qui ne tombe pas dans le stand up lourdingue.» Atout non négligeable, c’est Camille Cottin, l’un des fleurons de l’épatante série télé «Dix pour cent», qui le met en scène!

Cette fois-ci, Patrick Timsit ne nous fera pas rire. Marqué, tout jeune, par «Le livre de ma mère» d’Albert Cohen, il n’a pu l’effacer de sa mémoire. A la faveur d’une rencontre avec le metteur en scène Dominique Pitoiset, comme lui fasciné par ce texte, l’heure est enfin venue d’incarner sur scène ce poignant chant de deuil.

Plébiscité au festival d’Avignon, nommé aux Molières 2017, «Venise n’est pas en Italie» raconte le voyage rocambolesque d’un adolescent. La famille de son amoureuse est aisée. La sienne un peu moins. Seul en scène, Thomas Solivérès n’est certes pas étranger à ce succès – «il possède à la fois le côté gamin requis par le rôle et la maturité qu’il faut pour le faire briller sur scène.» Les festivaliers se sont tout autant enflammés pour «La main de Leïla». «Pour moi, c’est une sorte de condensé de tout ce qu’il y a de beau au théâtre», estime Ophée del Coso. Soit une mise en scène limpide et inventive de Régis Vallée, l’un des comédiens de la bande d’Alexis Michalik. Soit un texte puissant et engagé, qui imbrique une histoire d’amour dans un moment charnière de l’histoire algérienne. Et, bien sûr, des acteurs extraordinaires, Azize Kabouche et les auteur(e) s de la pièce, Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker.

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