13.09.2017, 18:52  

Le bataillon 19 de l'armée suisse veut s'enraciner à Neuchâtel

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 13.09.2017, 18:52   Le bataillon 19 de l'armée suisse veut s'enraciner à Neuchâtel

Neuchâtel - Le bataillon d'infanterie 19 a défilé ce mercredi sur l'avenue du Premier-Mars, à Neuchâtel. Une présence au cœur de la cité recherchée par le commandant Jacques de Chambrier.

La tenue camouflage était de rigueur, hier après-midi à Neuchâtel. Le bataillon d’infanterie 19 a investi le centre-ville pour la fin de son cours de répétition. Après avoir défilé sur l’avenue du 1er-Mars, "les loups du 19" – surnom de la troupe – ont participé à une cérémonie de remise du drapeau sur les Jeunes-Rives, où la population était invitée à découvrir les armes et le matériel de l’infanterie.

En plus des militaires, des véhicules ont défilé sur l'avenue du 1er-Mars, comme ce véhicule...

La tenue camouflage était de rigueur, hier après-midi à Neuchâtel. Le bataillon d’infanterie 19 a investi le centre-ville pour la fin de son cours de répétition. Après avoir défilé sur l’avenue du 1er-Mars, "les loups du 19" – surnom de la troupe – ont participé à une cérémonie de remise du drapeau sur les Jeunes-Rives, où la population était invitée à découvrir les armes et le matériel de l’infanterie.

En plus des militaires, des véhicules ont défilé sur l'avenue du 1er-Mars, comme ce véhicule Eagle. (Photo Lucas Vuitel)

Une présence en pleine cité recherchée par le commandant du bataillon, Jacques de Chambrier. "Avec la réforme de l’armée, on baisse les effectifs. De moins en moins de citoyens ont des expériences militaires. Il faut que l’on crée de nouveaux liens", explique le lieutenant-colonel.

Son bataillon – composée essentiellement de soldats romands – étant parrainé par le canton de Neuchâtel, il était dès lors naturel de venir dans la capitale cantonale pour parfaire cet "enracinement régional". Pour cultiver ce lien, le commandant souhaite désormais faire parrainer les différentes compagnies par des communes de la région. "Ce serait surtout symbolique. Nous voulons associer les autorités locales, les faire venir aux exercices."

Le public, dont de nombreux enfants, ont pu découvrir le matériel du bataillon. (Photo Lucas Vuitel)

Garde à Bondo

En parlant d’exercices, les quelque 750 soldats ayant participé aux trois semaines de ce cours de répétition – dont 500 hier au défilé – en ont vu un paquet. "ça a été un cours hyperactif", glisse Jacques de Chambrier. Ses hommes ont monté une exposition "Présence 17", où l’armée se présentait à Lausanne. Ils ont aussi monté l’infrastructure de la cérémonie de dissolution d’une brigade au sommet du Chasseral, tandis qu’une partie des hommes sont allés à Stans participer à l’entraînement des prochains militaires suisses qui partiront au Kosovo. Sans oublier surtout un engagement comme compagnie d’intervention: une partie de la troupe est allée assurer des gardes du côté de Bondo, le village grison victime des éboulements.

Bref, des missions qui montrent bien, pour l’officier, la polyvalence de l’infanterie. "La priorité, c’est la protection de la population, mais nous pouvons aussi participer à des missions armées." Comme lors du dernier exercice du cours, qui a vu les soldats simuler la prise du village d’exercice du Day, vers Vallorbe, aux mains de "militants armés". Un exercice sur deux jours, qui, selon le chef, a démontré que "la meute du 19 est infiniment plus efficace que des loups isolés".

Le public a répondu présent pour le défilé, puis la petit exposition dressée sur les Jeunes-Rives. (Photo Lucas Vuitel).


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