12.09.2017, 18:10  

Montalchez veut passer à 20 km/h et relancer un projet de contournement

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La traversée de Montalchez est notamment dangereuse pour les enfants.

 12.09.2017, 18:10   Montalchez veut passer à 20 km/h et relancer un projet de contournement

Routes - La sécurité des enfants d'abord! Montalchez a décidé lundi soir de se doter d'un abribus. Par ailleurs, les autorités ont affirmé leur volonté de limiter la vitesse à 20 km/h et de relancer un projet de route de contournement.

C’est pour la construction d’un abribus au centre de Montalchez que le Conseil général était convoqué lundi soir. L’enjeu s’est vite élargi: sur ce tracé menant au Creux-du-Van, il s’agit de limiter la traversée du village à 20 km/h et de déterrer un projet de route de contournement.

Deux conseillers communaux ont profité de la venue de Laurent Kurth à Montalchez le 1er Août "pour lui parler de nos soucis, de manière informelle". Le conseiller...

C’est pour la construction d’un abribus au centre de Montalchez que le Conseil général était convoqué lundi soir. L’enjeu s’est vite élargi: sur ce tracé menant au Creux-du-Van, il s’agit de limiter la traversée du village à 20 km/h et de déterrer un projet de route de contournement.

Deux conseillers communaux ont profité de la venue de Laurent Kurth à Montalchez le 1er Août "pour lui parler de nos soucis, de manière informelle". Le conseiller d’Etat a répondu que les crédits sont limités pour les routes touristiques.

A Montalchez, le village est limité à 30 km/h. Crédit: David Marchon

Les enfants d’abord

"Nous cherchons des solutions pour sécuriser le village, avec ses ruelles sinueuses", nous a expliqué le conseiller communal Olivier Perrin. Le sort de la quarantaine d’élèves que compte Montalchez préoccupe en particulier. Actuellement, "ils attendent le bus sur la chaussée..."

La problématique avait déjà été abordée lors de la précédente séance du législatif, en juin. L’exécutif est revenu avec un rapport et une demande de crédit de 60000 francs pour un abribus. Elle a été approuvée lundi soir à l’unanimité.

Absence de passages piétons

Il a de nouveau été question de la traversée du village de manière plus générale. "L’élément déclencheur a été la réfection de la route par le canton l’année passée. Nous n’avons pas été autorisés à remarquer les passages piétons", selon Olivier Perrin. D’où l’idée, réaffirmée, de passer d’une zone où la vitesse maximale est de 30 km/h à une zone de rencontre, soit limitée à 20 km/h et avec priorité aux piétons

 Avant d’aller de l’avant, le Conseil communal souhaitait une prise de température auprès de la population. "Enormément de parents sont rassurés que nous nous occupions de cela", a souligné Daniel Götsch, président du Conseil général. Certains craignaient toutefois qu’une zone à 20 km/h enterre définitivement le projet de contournement du village. "Au contraire", a souligné Yves Jeanmonod. Pour lui, "nous devons nous souder pour appuyer ce projet" car, "la taille des véhicules, notamment agricoles, ne va pas diminuer et l’on ne va pas changer le village".

Daniel Porret a témoigné de son expérience, lui qui conduit un minibus scolaire en complément au car postal: "Il n’y a pas un jeudi où cela se passe bien. Il y a même des semi-remorques avec du lait!" Des marques sur une façade et des cheneaux endommagées témoignent que les croisements sont pour le moins délicats. Quant au trafic lié au Creux-du-Van, "le dimanche, c’est le défilé", a observé un élu.

Une cheneau abîmée témoigne de l'étroitesse de la route. Crédit: David Marchon

Projet pas planifié

"Il faut mettre le village à 20 km/h, pas seulement pour les enfants. Il y a aussi les aînés et tout le monde", a relevé Pierre-Alain Burgat. L’exécutif ira donc de l’avant d’ici la dernière séance du législatif en fin d’année. "Cela devrait être un levier politique pour le contournement", a estimé Daniel Götsch.

"Il n’est pas impossible que nous relancions le canton", a glissé Olivier Perrin. "Le projet date du remaniement parcellaire. Les terrains sont réservés et ils appartiennent à l’Etat." Fin 1994, la commune rappelait déjà le projet au canton.

Auprès du Département du développement territorial et de l’environnement, on relève que ce projet n’est pas dans la planification des travaux à l’horizon 2030 validée par le Grand Conseil. Avec une moyenne de 1600 véhicules par jour il y a deux ans, la charge de trafic est d’ailleurs bien moindre qu’à Peseux (près de 18'000) ou encore à Fontaines (7000).

Du côté de la fusion

Le conseiller communal Olivier Perrin a profité de la séance de lundi soir pour faire le point sur La Grande Béroche, commune qui verra officiellement le jour l’année prochaine. "Le comité de fusion transmettra les dossiers ce mercredi au nouveau Conseil communal."

Au législatif de Montalchez, certains ont exprimé leur motivation à poursuivre certains dossiers. Comme la visite des chalets de montagne pour la police du feu ou l’organisation de la fête du 1er Août.

Pierre-Alain Burgat a encore relayé un souci: "Les grandes communes ont des agents de sécurité publique, des zones bleues et des amendes. Qu’est-ce qu’il se passera dans les villages avec le parking sauvage?" Il lui a été répondu que cette question, comme les précédentes, pourrait relever des assemblées villageoises.

Pour en savoir davantage sur ces dernières, il faudra attendre la mise en place de la nouvelle commune. Olivier Perrin s’est engagé à proposer une même structure pour ces assemblées.


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