28.08.2017, 00:01  

Pour deux soirs, c’était Val-de-Rue

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 28.08.2017, 00:01   Pour deux soirs, c’était Val-de-Rue

HIP-HOP - A Engollon, place au feeling urbain pour le premier Festi’Valderuz.

Aplatir du pissenlit ne fait pas partie des éléments structurants de la culture hip-hop. Mais finalement, les champs d’Engollon se sont très bien prêtés à cette culture urbaine multicarte: tôt dans l’après-midi de samedi, les enfants repeignaient déjà des vieilles bagnoles à la bombe, façon «Pimp my Ride» (une émission américaine ou d’ex-rapers retapent des voitures à l’esthétique typiquement...

Aplatir du pissenlit ne fait pas partie des éléments structurants de la culture hip-hop. Mais finalement, les champs d’Engollon se sont très bien prêtés à cette culture urbaine multicarte: tôt dans l’après-midi de samedi, les enfants repeignaient déjà des vieilles bagnoles à la bombe, façon «Pimp my Ride» (une émission américaine ou d’ex-rapers retapent des voitures à l’esthétique typiquement hip-hop).

Des mètres carrés de graffitis à finir et les démos de breakdance ont permis de patienter au soleil avant que les b-boys ne pointent le bout de leur sneakers.

C’était un vieux rêve pour AK Prod. L’association née à Savagnier qui promeut la culture hip-hop dans le Val-de-Ruz s’était lancée dans la création d’un festival. Pari tenu ce week-end, qui a vu une petite foule de 1500 personnes en deux soirs (selon les organisateurs) faire pulser l’air vaudruzien vendredi et samedi.

Pas de grosses têtes connues du grand public à l’affiche. Sokool, 3eme Oeil ou Sauce Jacqson: Les programmateurs ont voulu «démarrer avec des choses simples, bien réalisées» et ne pas faire exploser les budgets, explique Marc Aubert, membre du comité d’organisation. Mais surtout, éviter «la variété que tout le monde offre à longueur de festival. Nous avons choisi au sein de la création indépendante francophone des gens qui ont une plume et quelque chose à dire.»

L’âge d’or du rap

«Il y a un peu deux tendances de rap à l’heure actuelle: un côté bling-bling, très tendance, avec des sonorités plus hachées. Nous avons privilégié des groupes qui font davantage référence à l’âge d’or du rap des années 90 en France, quelque chose de plus mélodieux.»

Marc Aubert «ne se projette pas trop» dans d’éventuelles prochaines éditions. Mais il en est sûr: «La position centrale et accessible du Val-de-Ruz» lui confère «un large potentiel non seulement culturel, mais aussi économique». Il espère ainsi faire rayonner la région dans le canton et au-delà grâce à la culture.


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