06.09.2017, 18:45  

Le dialogue pourrait renaître autour du restaurant du Soliat

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Le 22 août dernier, des membres du syndicat Unia ont mené une action devant le restaurant du Soliat.

 06.09.2017, 18:45   Le dialogue pourrait renaître autour du restaurant du Soliat

Creux-du-Van - Deux semaines après l'action d'Unia, le tenancier du Soliat parle de négociations.

Deux semaines après l’action coup de poing d’Unia au restaurant du Soliat, au Creux-du-Van, le dialogue pourrait renaître prochainement entre le tenancier Maximilien Sandoz et le syndicat. Des courriers ont circulé et, hier, tant Maximilien Sandoz que son avocat ont confirmé un prochain round de négociations, alors qu’Unia déclare "laisser la porte ouverte". Ce, alors qu’une première conciliation avait déjà échoué durant l’été.

Alors que les griefs formulés par Unia sont nombreux – non-respect...

Deux semaines après l’action coup de poing d’Unia au restaurant du Soliat, au Creux-du-Van, le dialogue pourrait renaître prochainement entre le tenancier Maximilien Sandoz et le syndicat. Des courriers ont circulé et, hier, tant Maximilien Sandoz que son avocat ont confirmé un prochain round de négociations, alors qu’Unia déclare "laisser la porte ouverte". Ce, alors qu’une première conciliation avait déjà échoué durant l’été.

Alors que les griefs formulés par Unia sont nombreux – non-respect des conventions collectives, travail non déclaré, journées de 16 heures, licenciements injustifiés... – le tenancier s’inscrit en faux. Il conteste également la véracité des différents témoignages recueillis par le syndicat.

>> A lire aussi "Au Soliat, Unia met les pieds dans le plat"

"Une cabale"

S’il n’avait pu être joint durant et après l’action d’Unia au Soliat, Maximilien Sandoz a écrit  dimanche dernier à notre rédaction. Entre-temps, l’un de ses employés actuels est allé trouver le syndicat pour lui dire sa préoccupation au sujet de la situation.

Sur la forme, Maximilien Sandoz est aujourd’hui "content si on peut avoir un dialogue. ça s’est calmé, ce qui est bien. Il faut aller de l’avant et résoudre ce problème", estime-t-il au téléphone. 

Sur le fond, par contre, le tenancier n’arrive pas aux mêmes conclusions que les syndicalistes. Là où Unia dénonce «un fonctionnement médiéval», le restaurateur estime être victime d’une «cabale» orchestrée par «une ou deux» anciennes employées, qui «manipulent» le syndicat. Pour Maximilien Sandoz, qui estime ne «pas avoir fait faux», ses anciens employés «cherchent des sous».

Manipulé, Unia? "On ne peut pas se permettre de ne pas vérifier nos propos", dit la secrétaire syndicale Isabel Amian. Elle cite notamment ces fameux cahiers où apparaîtrait un double décompte des heures des employés.

80'000 francs réclamés

"Nous sommes toujours ouverts à la discussion, c’est d’ailleurs pour cela qu’on est allé en conciliation la première fois. Notre priorité, c’est qu’il règle les sommes dues aux anciens employés." Entre des indemnités de licenciements, des heures supplémentaires non payées et autres arriérés de salaire, ce sont quelque 80'000 francs qui sont réclamés.

Interrogé sur les points visés par Unia – notamment ce double décompte d’heures –, le tenancier renvoie auprès de son avocat Jean-Daniel Kramer, qui ne commente pas davantage la procédure en cours avant la rencontre annoncée. 

Une précision, toutefois: les responsables du Soliat, s’ils n’ont que peu goûté à l’action du syndicat, n’ont, "pour l’heure" en tout cas, pas réagi en justice à celle-ci.

Si une conciliation n’est donc pas encore exclue, les positions restent néanmoins bien tranchées. "Nous attendons qu’ils arrivent avec des propositions acceptables", conclut la syndicaliste Catherine Laubscher. Sans accord, ce serait au tribunal civil de trancher. 


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