04.09.2017, 17:27  

Y aura-t-il davantage d'avions si l'on bitume la piste de Môtiers?

Abonnés
chargement
La piste de Môtiers vue des airs, ici durant l'été 2011, lors des 50 ans du club d'aviation.

 04.09.2017, 17:27   Y aura-t-il davantage d'avions si l'on bitume la piste de Môtiers?

Val-de-Travers - Une quarantaine de participants ont suivi une séance d'information sur le projet de piste en dur pour l'aérodrome de Môtiers. Un projet qui fait craindre à certains une augmentation des nuisances.

Une question, une seule question, peut résumer presque entièrement les préoccupations exprimées mardi dernier lors d’une séance d’information publique. Y aura-t-il davantage d’avions et donc de bruit si le projet de bitumage de la piste de l’aérodrome de Môtiers aboutit?

Invités à la grande salle de Couvet, ils étaient une quarantaine de personnes, dont plusieurs riverains, à suivre les explications d’Audrey Girardet, urbaniste responsable du projet, et du conseiller communal...

Une question, une seule question, peut résumer presque entièrement les préoccupations exprimées mardi dernier lors d’une séance d’information publique. Y aura-t-il davantage d’avions et donc de bruit si le projet de bitumage de la piste de l’aérodrome de Môtiers aboutit?

Invités à la grande salle de Couvet, ils étaient une quarantaine de personnes, dont plusieurs riverains, à suivre les explications d’Audrey Girardet, urbaniste responsable du projet, et du conseiller communal Christian Mermet. Eux-mêmes assistés par plusieurs membres de l’aéro-club.

>> Lire "Ils souhaitent une piste en dur pour l'aérodrome de Môtiers"

Annoncé en début d’année, le projet de transformation du terrain d’aviation de Môtiers doit passer devant les autorités de Val-de-Travers le 25 septembre prochain. A cette date devra être modifié le plan d’aménagement local en vue des travaux. Si la procédure n’a pas soulevé de questions, une interrogation sur le coût du projet a été réglée très vite: c’est l’aéro-club qui paiera, aidé notamment par une importante subvention fédérale.

La nuit? 

Les craintes pour l’avenir, elles, sont plus nombreuses, et plusieurs voisins ont demandé des garanties. De plus gros avions? Des atterrissages nocturnes? Des vols pour les entreprises locales? Face à ces inquiétudes, les porteurs du projet se sont voulus rassurants, quitte à en faire parfois un brin trop.

Le gabarit de la piste ainsi que ses accès aériens – courts et en virage – empêchent des vols nocturnes ou l’atterrissage de gros avions. Au contraire, des avions plus légers et donc moins bruyants pourraient décoller de Môtiers. Les grandes entreprises de la place ne prévoient pas d’utiliser la piste môtisane. "La Chaux-de-Fonds et les Eplatures sont tout proches", a remarqué Maurizio Ciurleo, directeur de Chopard, présent dans le public.

Aujourd'hui, les avions posant à Môtiers, comme ce Tecnam P2002, doivent être suffisament puissants pour décoller d'une piste en herbe. Un rêvetement en dur permettrait d'utiliser des avions un peu moins puissants. (Archives David Marchon)

Augmentation difficile à prévoir

L’augmentation du nombre de mouvements – aujourd’hui environ 3000 par année – est par contre plus difficile à estimer. Le PSIA, un document fédéral introduisant notamment un quota pour le nombre de vols, le limite déjà aujourd’hui à 6000. "Personne n’imagine une augmentation à ce niveau", a remarqué Audrey Girardet. 

L'aérodrome en mars de cette année, une période où l'aéro-club ne vole que rarement. (Archives Lucas Vuitel).

"On prévoit plutôt une utilisation plus longue durant l’année et une meilleure répartition des nuisances, notamment à des périodes où on n’est pas sur la terrasse", a complété Christian Mermet. "L’effet de nouveauté devrait créer une petite émulation au début, puis une stabilisation du nombre de vols", a-t-il indiqué, citant l’exemple de l’aérodrome de la Gruyère.

Un bon exemple?

Un exemple qui n’a pas convaincu certains participants à la séance. En effet, l’aérodrome de la Gruyère n’a été que renforcé par un treillis et non bétonné. De plus, cette piste flirtait déjà avec son quota. Difficile donc d’en tirer de tels enseignements. 

"Ce que j’avais retenu, c’est qu’il n’y a pas eu d’influence significative après les travaux de sécurisation", remarque l’édile. "Ces questions nous montrent les préoccupations des riverains. Ce sont des choses que nous devons maintenant documenter."

En cas d’acceptation du projet le 25 septembre, et après une phase référendaire, le projet sera soumis à l’enquête publique. Selon nos informations, plusieurs riverains devraient alors sortir du bois et faire opposition.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top