08.09.2017, 00:01  

Le calendrier s’engorge cette fin d’été dans la région

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«Le développement des épreuves de course à pied est énorme», estime Roland Müller, administrateur  de la grande société de choronométrage MSO-Chrono.

 08.09.2017, 00:01   Le calendrier s’engorge cette fin d’été dans la région

Par julien boegli

ENDURANCE - Les manifestations de course, cyclisme et VTT se multiplient. Le choix est ardu.

Les adeptes du sport d’endurance ne savent décidément plus où donner de la tête. L’offre en matière de courses, que ce soit en cyclisme, course à pied ou triathlon, ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années. A tel point que le calendrier, de mai à octobre, affiche une surcharge. Ce week-end, pas moins de trois manifestations auront lieu dans le...

Les adeptes du sport d’endurance ne savent décidément plus où donner de la tête. L’offre en matière de courses, que ce soit en cyclisme, course à pied ou triathlon, ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années. A tel point que le calendrier, de mai à octobre, affiche une surcharge. Ce week-end, pas moins de trois manifestations auront lieu dans le Jura Bernois et une autre à Delémont. Les organisateurs sont par conséquent obligés de se partager les clients. Demain, le Trophée du Mont-Soleil vivra sa 2e édition. Le lendemain matin, les vététistes se retrouveront à Tramelan où se disputera l’Eole Bike, comptant comme dixième et ultime manche de la Garmin Bike Cup.

Courtisés de toutes parts, les sportifs peuvent ainsi puiser où bon leur semble dans cette abondance de biens. Tributaires des conditons météos, les organisateurs doivent eux désormais composer avec une autre contrainte: la concurrence. Membre du comité du Trophée de l’Erguël ainsi que de la société de chronométrage JuraTiming, Gilles Kiener en est pleinement conscient: «Au vu du contexte actuel, les coureurs sont forcés de faire un tournus d’une année à l’autre. Nous avons veillé à ce que notre événement ne tombe pas en même temps qu’un autre dans le Vallon. Le but n’étant pas de se ‘bouffer’des participants. Reste que trouver une date où il n’y a rien, cela devient gentiment impossible.»

Don «d’ubiquité»

Dans deux jours, l’équipe de JuraTiming sera présente simultanément à deux endroits, puisque se déroule à Delémont le triathlon Domoniak. «C’est un autre type de course, qui attire une clientèle différente», tient-il néanmoins à nuancer.

Avancer ou repousser son Trophée d’une semaine, cela n’aurait finalement rien changé. La VCV et le P’tit Raid le week-end dernier, les Foulées Ajoulotes dans huit jours, il aurait quoi qu’il en soit fallu se répartir les prétendants. «De par ses caractéristiques – une longue ascension –, nous ne voulions pas placer notre Trophée en plein été, de crainte que les participants doivent affronter la canicule. C’est pourquoi nous l’avons fixé en fin de saison, lorsque le calendrier nous semblait moins chargé», explique l’Imérien.

Vraiment? Dimanche matin, lors de l’Eole Bike, les spécialistes du tous terrains pédaleront à moins de 8 km à vol d’oiseau de l’arrivée du Mont-Soleil. Patron de la Garmin Bike Cup ainsi que de l’entreprise MSO-Chrono, gardienne du temps du championnat, Roland Müller confirme volontiers le sentiment de son concurrent de JuraTiming. «A force, cette multiplication de courses va peser sur la participation. Un sportif populaire ne fait pas deux courses le même week-end, il doit choisir. Il est probable que la tenue d’une autre manche la veille prive l’Eole Bike de quelques concurrents», présage Müller.

Sociétés souveraines

Si le boss de Perrefitte coordonne la Coupe Garmin, la décision quant aux dates des dix étapes restent du ressort des sociétés locales. Pour l’Eole Bike, c’est le VC Tramelan qui gère les préparatifs. «En ce qui nous concerne, on évite autant que possible de faire tomber l’une de nos épreuves en même temps qu’une étape de Coupe de Suisse.»

Si le Trophée du Mont-Soleil possède un ancrage très local et offre une gamme plus vaste avec un parcours de course à pied, la rivalité n’est pour autant pas inexistente. «On est et on restera une petite manifestation populaire. Le profil proposé, soit une course de côte de 4km, la rend accessible à tous. Ce n’est pas le même type d’effort à Tramelan», rappelle Kiener.

Administrateur de l’une des plus importantes, si ce n’est la plus importante société de chronométrage de Suisse, Roland Müller porte un regard avisé sur cette augmentation de prestations. MSO-Chrono emploie 17 personnes, réparties sur dix postes à temps plein, et pilote 190 événements à travers le pays. «Les Trails ainsi que les courses de ski alpinisme ou de ski de fond connaissent un beau succès. Mais de toutes les disciplines, c’est incontestablement en course à pied que l’augmentation est la plus marquée. C’est juste énorme. Cette année, nous en avons géré pas moins de huit nouvelles dans la région. En VTT, c’est plutôt l’inverse», évoque-t-il. «Au départ, nous avions acheté notre système de chronométrage dans l’idée de ne couvrir que des courses de vélo tous terrains. Or, aujourd’hui, cette discipline n’est plus majoritaire dans nos mandats.»


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