11.09.2017, 00:01  

Chris Froome, des pentes du Kenya au panthéon cycliste

Abonnés
chargement
Chris Froome avait terminé à trois reprises deuxième du Tour d’Espagne  avant de pouvoir s’y imposer cette année.

 11.09.2017, 00:01   Chris Froome, des pentes du Kenya au panthéon cycliste

Par ats

CYCLISME - Le Britannique est devenu le troisième coureur à remporter la Vuelta après le Tour de France lors de la même saison.

Chris Froome légendaire... presque sans y penser. Venu au vélo en dévalant les pentes de son Kenya natal, loin de l’Europe et de sa culture cycliste, le Britannique s’est invité hier au panthéon de son sport avec un rare doublé Tour de France-Tour d’Espagne.

C’est un exploit majeur que vient de conclure le longiligne leader de l’équipe Sky, peau...

Chris Froome légendaire... presque sans y penser. Venu au vélo en dévalant les pentes de son Kenya natal, loin de l’Europe et de sa culture cycliste, le Britannique s’est invité hier au panthéon de son sport avec un rare doublé Tour de France-Tour d’Espagne.

C’est un exploit majeur que vient de conclure le longiligne leader de l’équipe Sky, peau diaphane et sourire timide. Après avoir remporté en juillet sa quatrième Grande Boucle, Froome (32 ans) a levé les bras pour la première fois à Madrid. Gagner le Tour et la Vuelta la même saison, seuls deux autres géants de la route y sont parvenus, les Français Jacques Anquetil (1963) et Bernard Hinault (1978). Mais «Froomey» n’a pas baigné dans la légende de ces coureurs-là. «Je ne suis pas trop du genre à chercher un modèle», expliquait-il en juillet. «J’ai beaucoup de respect pour eux. Mais j’ai commencé le cyclisme en Afrique, tardivement. Je n’ai pas regardé le Tour de France avant.»

Un passage à Aigle

Pour le jeune Christopher, le vélo est avant tout une histoire d’évasion. C’est sa mère Jane qui l’amène faire ses premières courses pour le canaliser: «J’étais vraiment hyperactif, une vraie boule d’énergie. Elle s’inquiétait et avait peur que l’une de mes balades à vélo intrépides finisse mal.»

Il rencontre alors David Kinjah, cycliste kényan coiffé de dreadlocks, qui devient son mentor. «Mais ce n’est que lorsque je suis parti adolescent pour une école en Afrique du Sud que les choses sont devenues plus sérieuses. J’ai vu là-bas que le cyclisme était un vrai sport. C’est là que j’ai commencé à courir et que j’ai gravi les échelons chez les amateurs», raconte Froome.

En 2007, on lui propose de rejoindre le Centre mondial du cyclisme (CMC), qui réunit les coureurs prometteurs des pays dits en développement, à Aigle. Malgré sa technique peu académique, «Froomey» est recruté la même année par l’équipe Barloworld. C’est avec cette formation qu’il court son premier Tour de France en 2008. Mais c’est son passage dans la nouvelle écurie britannique Sky en 2010 qui sera décisif. En suivant un entraînement à la pointe de la technologie, il développe ses qualités de grimpeur et de rouleur.

Le virage Sky

Et déjà, l’Espagne et ses fortes chaleurs séduisent le gamin de Nairobi: la Vuelta 2011, qu’il termine deuxième, révèle son talent au plus haut niveau. Il en gardera une tendresse particulière pour cette épreuve, terminant trois fois deuxième avant de pouvoir s’y imposer cette année.

La suite de l’histoire est connue: en 2012, «Froomey» crève l’écran sur la Grande Boucle, se montrant supérieur en montagne à son leader Bradley Wiggins, futur vainqueur. Devenu en 2013 le premier «Africain» à remporter le Tour de France, le Britannique en a désormais trois autres à son palmarès (2015, 2016 et 2017), à une longueur du record de cinq victoires.

Et Froome peut continuer à écrire sa légende en rejoignant le cercle très fermé des six coureurs vainqueurs des trois Grands Tours. Après les maillots jaune et rouge, il lui manque une touche de rose, celui du Tour d’Italie. ats


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top