02.08.2015, 18:48

Les jardins loclois manquent de jardiniers

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Par SYLVIE BALMER

Quand verra-t-on refleurir des jardins populaires? Interpellé par les popistes loclois via une interpellation mardi soir, le Conseil communal n'entrera pas en matière, l'offre étant supérieure à la demande.

«Qu'il est lointain le temps où l'on se retrouvait dans les jardins familiaux!», a déploré le conseiller général popiste Raphael Resmini mardi soir.

Via une interpellation intitulée «Quand verra-t-on refleurir des jardins populaires?», l'élu loclois a rappelé à l'hémicycle les nombreux atouts de ces petites parcelles de nature, situées en milieu urbain, selon un concept né à la fin du 19e siècle.

«Nous vivons dans une ville ouvrière, qui, avec le temps, compte une catégorie d'habitants qui, malgré leurs efforts, vivent, voire survivent, dans des conditions difficiles, voire précaires», a-t-il commencé. «Ces jardins sont un moyen de regroupement et de rapprochement des différentes classes de population et sont reconnus comme outils de développement social, chargés de la lutte contre l'exclusion.»

Outil de sensibilisation des enfants à une alimentation plus saine, «le jardin populaire est la preuve qu'avec peu de moyens, on peut faire de belles choses et transmettre ce qui est en train de disparaître...» Mais l'intérêt pour ces jardins semble lui-même avoir disparu. De fait, «la Ville possède 164 parcelles d'environ 100 m2 chacune qui, indépendantes des immeubles communaux, peuvent être louées par tout habitant de la commune du Locle au prix de 30 francs par année», a confirmé le conseiller communal Cédric Dupraz. «Or, sur ces 164 places, 120 seulement sont louées actuellement. Il en reste donc 44 de vacantes. Le Conseil communal constate une sous-utilisation de ces jardins situés dans la zone urbaine.» Sa réponse coule de source: «On ne veut pas mettre de nouvelles parcelles à disposition puisque la demande est inférieure à l'offre.»

A La Chaux-de-Fonds, les jardins populaires existent également et sont attribués par la gérance communale. Situés principalement aux alentours du cimetière, à la rue de l'Industrie ou encore à Bonne-Fontaine, les quelque 157 parcelles, à l'inverse du Locle, font toujours des envieux. «L'ambiance y est très conviviale. On y vient planter des salades, faire des grillades ou organiser des apéros», raconte Jean-Michel Ischer, gérant des immeubles communaux chaux-de-fonniers. «Mais ces jardins sont très recherchés. Toutes les parcelles sont louées actuellement», confie-t-il. /SYB

«Le réseau routier est à l'image d'un grand Mikado»

Le Conseil général a accepté mardi soir les deux rapports présentés par le Conseil communal à l'unanimité. Il a également répondu à une interpellation du PLR concernant des problèmes de circulation à l'est de la ville.

Rapport concernant l'immeuble Montpugin 10 Le Conseil général a accepté à l'unanimité le rapport concernant l'exploitation agricole du domaine Montpugin 9-11. Le couple bénéficiaire du droit de superficie pourra adjoindre au reste du bâtiment la partie rurale qui n'est plus utilisée par l'agriculteur qui a repris le fermage des terres il y a une année. La reprise de cette partie rurale implique la radiation de deux servitudes de droit de jouissance en faveur de la commune du Locle et l'inscription d'une servitude en sa défaveur. Le total de la transaction immobilière, indemnisation en faveur de la Commune, s'élève à 67 000 francs.

Rapport à l'appui de deux demandes de crédits pour la réfection de chaussées et de trottoirs Les élus ont accepté à l'unanimité les deux demandes de crédits extrabudgétaires présentées par le Conseil communal, l'un de 418 000 fr. pour la réfection de chaussées, l'autre de 72 000 fr. pour la remise en état de trottoirs. Les critiques ont néanmoins fusé. Tous partis confondus, il a été reproché au Conseil communal sa lenteur à remettre un rapport concernant des travaux «aussi prévisibles que Noël en décembre». Les élus ont en outre fustigé la technique du «saucissonnage», «alors que ce coût devrait être porté au budget de fonctionnement comme à La Chaux-de-Fonds, autorisée par l'Etat à créer une réserve sur le bouclement 2008». Soucieux de répondre à ces interrogations, le président de la Ville, Denis de la Reussille, a expliqué aux socialistes qui demandent «une vision globale des travaux à venir», qu'il faudrait «probablement mandater à l'extérieur une entreprise spécialisée». Optimiste, il a rappelé que la Ville continuait néanmoins «à rattraper son retard et que la mise en application de zones 30 km/h allait aider à augmenter la durée de vie des routes». «La zone 30 concerne aujourd'hui 18 kilomètres de réseau soit une quarantaine de rues, contre moins d'un kilomètre en 2007», a précisé le Conseiller communal Cédric Dupraz. Autre bonne nouvelle, des pistes cyclables seront aménagées.

Interpellation PLR sur la «circulation ubuesque à l'est de la ville». «A la demande des riverains des quartiers de l'est», le libéral Manuel Fragnière a fait état des «bouchons» dus, entre autres, aux «effets pervers de sens interdits». «Le réseau routier est un grand Mikado», a soupiré le Conseiller communal Charles Häsler. «On ne peut pas toucher un élément sans qu'il y ait de répercussions ailleurs.» /syb


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